L'Ordre du Dragon D'Argent

Pour Tiamat, dernier dragon; en ce nom, nous vaincrons !!
 
AccueilCalendrierFAQRechercherGroupesS'enregistrerConnexion
(Le nouveau forum de l'Ordre vient d'ouvrir ! Rendez-vous à cette adresse: www.loddda.fr/forum . A bientôt ! ^^)

Partagez | 
 

 Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Adie
Noeuf
Noeuf


Féminin
Nombre de messages : 4
Age : 103
Classe : Petit chien de compagnie de Maîtresse Denna
Date d'inscription : 24/11/2008

MessageSujet: Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)   Lun 24 Nov - 15:56

COPIE DU JOURNAL INTIME DE ADIE
(A LA DEMANDE DE LAGOTAR)


(Note de Lagotar: Ce journal est publié ici à ma demande expresse, car je souhaite qu'une trace du passé de chaque membre du Cercle de Commandement soit présente dans cette bibliothèque. Concernant Maîtresse Denna, elle semble se trouver dans l'incapacité de se souvenir de fait antérieurs à il y a cinq ans. Ces écrits sont ceux de sa servante, Adie, rédigés durant l'enfance de Maîtresse Denna. Je tiens à souligner que ces écrits sont soumis à la subjectivité de la servante. De plus, la Maîtresse Denna n'apprécie pas que l'on lui parle de son passé; aussi, je vous suggère de garder pour vous et de nuancer toutes les informations que vous obtiendrez durant la lecture de ce journal.)

Le 16/03/1618

Cher journal,

Aujourd’hui tout s’est passé comme d’habitude, Monsieur était mécontent du fait que sa viande était trop cuite, et parce que les ménestrels n’étaient pas drôles. Hors de lui, il est retourné voir les fermiers qu’il n’arrivait pas à acheter et les a fait conduire au manoir. Ils ont été enfermés dans les oubliettes, et leur petite est consignée dans la chambre rouge. Monsieur a fait faire cette chambre entièrement rouge pour l’enfant qu’il rêve d’avoir.
Je crains que Monsieur ne se venge du refus de ces pauvres paysans; Monsieur est si cruel parfois...
J’ai essayé de le raisonner mais tout ce que je me suis entendu dire c’est « Personne dans la chambre rouge, il en va de ta vie, Adie !! ».
Et le voilà qui hurle mon nom de l'autre bout du manoir…
Que va-t-il encore exiger de la vieille Adie ?
__________________________________________________________________________

Le 23/03/1618

Cher journal,

Je n’ai pas pu venir plus tôt, j’en suis désolée.
Monsieur m’a autorisé à rentrer dans la chambre rouge parce que l'enfant est en train de le rendre fou: elle passe son temps à hurler « maman » ou « papa », à pleurer et refuse de manger.
Cela va faire une semaine que je suis à son chevet. Je suis fatiguée, aussi vais-je t’expliquer la situation très rapidement.
Tout d’abord, j’ai eu du mal à parler avec elle, mais hier elle s’est enfin calmée et a accepté de discuter un peu.
C’est une magnifique petite Eniripsa. Elle m’a dit s’appeler Rosée; c’est un nom superbe.
Ses cheveux sont d’un blanc argenté exceptionnel , ses yeux bleu clair avec des reflets roses pâle qui rappellent la couleur de ses ailes, sa voix est douce et humble, même lorsqu’elle pleure ou réclame ses parents. Elle me dit qu’elle a 7 ans, mais ne connaît pas sa date de naissance.
Ce soir, elle a finalement bu de la soupe et de l’eau au dîner, ce qui m’a enfin permis de partir me reposer pour quelques heures.
Elle porte autour de son cou un médaillon en argent orné d'un dragon. Elle m’a dit qu’elle voulait l’offrir à sa mère et qu’elle l’avait volé alors qu’elle ne voulait pas, que c’était une voix dans sa tête qui lui avait fait faire.
La pauvre petite doit être sous le choc… Depuis quand les enfants entendent-ils des voix dans leur tête ? Mais elle m’a dit que c’était la première fois que ça lui arrivait et que ça n’avait pas recommencé depuis.
Monsieur a refusé de me dire ce qu’il veut faire de la petite et de ses parents. C’est la première fois qu’il refuse de parler à la vieille Adie. Je me demande vraiment ce qu’il se passe dans la tête de cet Ecaflip...
Je suis décidément trop vielle pour tout ça… Et la grande horloge du hall d'entrée qui ne cesse plus de sonner depuis ce matin, lorsqu'elle est tombée de son piédestal, alors que Monsieur essayait de la remonter lui-même. Il faudra que je descende à l'horlogerie pour qu'un Xelor vienne arranger ça.
La nuit s'annonce longue, cher journal...
___________________________________________________________________________

Le 25/03/1618

Cher journal,

Je sais qu’il est tôt et que l’aube n’est même pas encore levée mais je n’arrive pas à dormir, et ce n'est pas à cause de l'horloge déréglée… Après m’avoir laissé me reposer un peu hier, Monsieur est venu me chercher. Il m’a expliqué qu’il souhaitait faire de l’enfant sa fille, son second et plus tard sa femme… Des frissons me parcourent encore l'échine, rien que d’y penser. Il a dit ça sur son ton le plus pervers; le connaissant, j’ai peur de l’éducation qu’il va lui donner.
Rosée a décidé de ne plus manger ou boire depuis qu’il lui a dit qu’il serait son « nouveau papa ». Pour la punir, il lui a confisqué son médaillon… Elle se met à hurler dès qu’il rentre dans sa chambre. C’est d’ailleurs pour ça que je n’arrive pas à dormir. Il essaye de lui parler mais elle ne fait que crier: sa voix résonne dans tout le manoir… On l’entend jusqu'en cuisine.
L’aube se lève, je dois préparer le déjeuner de Monsieur.
A plus tard cher journal.

Nous voilà le soir…
Monsieur est exaspéré par Rosée, et il en devient violent. J’ai pour consigne de rester continuellement avec elle jusqu'à ce qu’elle s’habitue au fait de le voir et de vivre dans cette chambre, ça ne va pas être de tout repos. Je dois toujours m’occuper de la cuisine et des courses mais pour l’instant par l’intermédiaire d’un messager… Quelle joie…
Et cette horloge qui n'est toujours pas réparée: l'horloger a fait venir son apprenti, mais Monsieur l'a fait mettre à la porte quand il a commencé à poser des questions sur l'origine des hurlements.
Monsieur refuse que je t'emmène avec moi dans la chambre rouge, aussi je te dis à bientôt, cher journal…
Je ne sais pas quand…
___________________________________________________________________________

Le 13/05/1618

Cher journal,

Tu ne peux pas savoir quelle joie me vient en te tenant dans mes mains…
Ma plume tremble et des larmes perlent à mes yeux…
Un mois et demi que je suis enfermée avec Rosée…
Elle ne refuse plus de manger ou de boire, bien que ce qu’elle avale ne soit qu’en petite quantité. Par contre, elle ne parle plus. Son visage est triste, fatigué mais elle refuse toujours que Monsieur la touche et refuse son éducation.
Monsieur était en colère aujourd’hui… Il a appris que des gens de la ville se posaient des questions quand aux fermiers et leur fille. Il y en a même qui sont venus au manoir avec des fourches, des couteaux et des torches enflammées à cause des rumeurs que l'apprenti de l'horloger a colporté. Monsieur a jeté l'horloge depuis le haut de la grande tour pour faire fuir les villageois; par chance, personne n'a été blessé.
Rosée et ses parents semblaient être très aimés dans le village. Monsieur a donc décidé d’employer les grands moyens pour « éduquer et apprendre les bonnes manières » à Rosée.
Il m’a laissé le choix entre « assister au spectacle » ou aller me reposer en ville jusqu'à ce qu’il me fasse demander, sans parler de quoi que ce soit aux gens du village bien sûr, sous peine d’une « sanction particulièrement douloureuse ».
Je viens donc te chercher avec quelques vêtements pour partir…

Nous voici à l’auberge. Lorsque je partais, Monsieur m’a salué en me rappelant de ne parler a personne, et j’ai vu deux serviteurs amener la mère de la petite dans la chambre rouge. Elle était dans un piteux état… Je préfère ne pas imaginer ce qui va se passer au manoir pendant mon absence…
Je suis trop vieille et trop fatiguée pour tout ça…
Bonne nuit, cher journal.
___________________________________________________________________________

Le 15/03/1618

Cher journal,

Dernière nuit a l’auberge. Un messager est venu me chercher.
J’ai passé ces deux jours à me reposer et à traîner en ville. Les villageois m’ont posés pas mal de questions, mais quand ils ont vu que je n’avais rien à dire, ils se sont vite désintéressés de moi…
J’ai peur de l’état dans lequel je vais trouver Rosée en rentrant, connaissant le passé militaire et tueur de Monsieur et son impulsivité…
J’espère qu’elle va tenir le coup, elle est trop jeune pour mourir…
Enfin bon, je vais me prendre mon dernier vrai repas et me faire une dernière bonne nuit avant de rentrer demain matin.
Merci d’être là pour m’écouter mon journal.
___________________________________________________________________________

Le 16/03/1618

Cher journal,

Il est environ minuit…
C’était bien ce que je craignais, il a décidé de l’éduquer par la peur et la douleur… Comme lui quand il a été vendu petit…
Lorsque je suis arrivée, il m’a accueillit avec un grand sourire, et m’a dit qu’il fallait que je lave Rosée et de « ne pas faire trop attention au bazar, les serviteurs s’en occupent ».
Lorsque je suis arrivée dans la chambre, mes pires craintes se sont révélées exactes…
Rosée était assise au milieu du lit, les bras autour de ses genoux, effrayée et couverte de sang. Bien que les murs, le sol et le mobilier fut entièrement rouge, on voyait une légère différence de couleur qui n’était rien d’autre que du sang et que les serviteurs essayaient tant bien que mal de faire disparaître…
Sa mère était encore allongée sur le ventre, morte, dans une flaque de sang et ayant subit les pires horreurs. J’ai alors ordonné qu’on s’occupe d’évacuer la mère en priorité.
Lorsque Rosée m’a vu, elle a eu comme une lueur d’espoir dans les yeux, mais elle s’est immédiatement éteinte…
Je l’ai lavée. Heureusement, le sang n’était pas le sien.
J’ai bien peur que la vie de cette enfant se soit transformée en cauchemar qui ne va qu’empirer…
Je pense que la mienne ne va pas être mieux… Comment vais-je pouvoir dormir avec ces images horribles que j’ai en tête. Je n’ose même pas imaginer celles que peut avoir la petite.
Je te laisse mon journal, j’ai besoin d’aller respirer de l’air frais.
___________________________________________________________________________

Le 01/04/1618

Cher journal,

Me voilà dans une charrette avec un serviteur du manoir qui m’amène chez ma sœur.
C’est une longue histoire que je vais te résumer, parce qu’écrire avec le chaos de la route est difficile.
Après être sortie la dernière fois, un hurlement aiguë a résonné dans le manoir, jusqu’aux jardins. Je me suis précipitée dans la chambre de Rosée. Elle était contre le mur et fixait quelque chose d’invisible au sol. Monsieur est arrivé et l’a remise au lit. Elle a continué de fixer le sol pendant plusieurs heures.
Du coup j’ai du m’occuper de la petite qui ne faisait que des cauchemars, même éveillée.
Monsieur a compris que je voulais mettre un terme à la vie atroce qu’elle commençait et me faisait continuellement surveiller de près, pour que je ne « commette pas d’imprudence ».
J’ai eu tellement peur que j’ai fini par supplier Rosée de faire des efforts et d’accepter d’être éduqué par Monsieur.
Il a été furieux quand il a appris ça : « elle doit se soumettre d’elle-même !! »
Il a donc décidé qu’il serait a nouveau le seul à rentrer dans la chambre et, voyant que je n’étais pas bien, il m’a dit d’aller chez ma sœur, et qu’il enverrai quelqu’un me chercher quand elle obéira a peu près correctement…
Me voilà donc sur la route pour Astrub.
Je le faisait en deux semaine à pied dans ma jeunesse, ça sera donc plus rapide maintenant que je suis dans un chariot…
Enfin bon, à part les paysages vert et lumineux, il n’y a rien de formidable.
Je n’ai plus tellement d’appétit, je suis anxieuse pour la petit. J’ai peur de l’état dans lequel elle va finir…
Va t’elle devenir comme Monsieur ? Il paraît que les femmes sont encore plus cruelles…
Je ne veut pas imaginer ce que peut donner quelqu’un de « pire » que Monsieur.



(Note de Lagotar: Un passage du journal a ici été retiré à ma demande. En effet, il ne relate que la vie d'Adie chez sa soeur, et ne concerne en rien le passé de Maîtresse Denna.)


Le 23/02/1620

Cher journal,

Me voilà de retour dans ma chambre au manoir.
Quasiment deux ans… Elle est pleine de poussière, c’est une horreur.
Je n’ai pas encore vu Rosée ou Monsieur, ils sont sortis chasser.
Il semblerait donc que Rosée se soit résignée…
Rien n'a changé…
On vient me dire qu’ils arrivent et que je dois les attendre dans la chambre rouge.
A tout à l’heure mon ami.

Me voilà de retour, ma chambre a été nettoyée.
J’ai vu Rosée et Monsieur, j’en ai encore les larmes aux yeux.
Rosée a grandi, ses cheveux ont énormément poussés mais virent au blond très clair. Ses yeux sont devenu d’un bleu sans éclat et semblent fixer le vide à longueur de temps.
Sa voix est froide mais toujours agréable à entendre. Elle sait lire, écrire et compter. Elle s’est remise à parler et parle trois langues : la notre, le Jha-pauné et l’Engglé. Elle se sert d’un poignard à merveille et commence à apprendre à manier le fouet.
Je sais que ce que je vais dire mériterai qu’on me fasse pendre, mais j’en veux à Monsieur de ce qu’il a fait.
Il lui a volé son enfance et la transforme en monstre froid.
J’ai repris mon rôle de femme à tout faire et d’assistante de Monsieur.
J’ai donc pu me renseigner un peu plus sur ce qui c’était passé.
Le père de la petite est toujours dans les oubliettes. Monsieur dit le garder « pour une heureuse occasion à venir ». Le pauvre homme est entre la vie et la mort en bas mais Monsieur le fait bien garder, et il est surveillé par un médecin qui passe tous les jours pour le maintenir en vie.
Mes p’tits gars en cuisine ont été ravi de me voir. Paraît que Monsieur n’était jamais satisfait de la cuisine, et qu’il n’arrêtait pas de dire que « personne n’est bon à rien dans cette maison sans Adie ».
Il paraît aussi que Monsieur a des problèmes avec la pendule de la salle à manger ; Dès qu’il y entre, le tic-tac s’accélère et dérègle l’heure.
Quand a Rosée, ils m’ont expliqué que Monsieur lui apprenait l’art de la guerre, l’entraînait à commander, et commençait à lui apprendre l’art de la torture.
En revenant pour me coucher, j’ai croisé la petite.
Elle est passée, tel un fantôme, sans bruit, sans un regard pour moi, fixant toujours le vide devant elle.
Son visage est sans expression, toujours aussi blanc et parfait. Mais impassible.
Ce n’est même plus une enfant… A 9 ans…
D’ailleurs ça me fait penser que j’ai oublié de te dire que Monsieur veut en faire officiellement sa fille quand elle aura 10ans et l’enverra dans un temple Sacrieur pour parfaire sont éducation religieuse.
Ne connaissant pas sa date de naissance, il a décidé de lui donner la même que la sienne, le 19 flovor.
Je vais me coucher, la journée a été trop lourde en émotion.
___________________________________________________________________________

Le 25/02/1620

Cher journal,

Rien de nouveau par ici.
Tout redevient comme avant, les ordres à donner en cuisine ou aux autres serviteurs, aux femmes de chambre, les courses et les comptes à faire…
Je suis redevenu la femme à tout faire du manoir.
Une seule chose a changé: Rosée doit apprendre à faire ce que je fais.
Je vois que Monsieur lui donnera mon rôle quand je ne serai plus là ou quand elle reviendra du temple pour finir son éducation.
Nous sommes allées faire le marché ensemble aujourd’hui, j’ai essayé de parler avec elle, mais je n’ai pas eu droit à un son ou un regard.
Par contre elle a une force incroyable pour son age…
Elle a porté ce que porte en général un des serviteurs les plus fort du manoir.
Quand nous sommes rentrées, Monsieur attendait Rosée. On peut lire dans ses yeux à quel point il est fier de voir ce qu’elle devient.
C’est une honte.
En ville, pas mal de villageois ont regardé la petite avec attention et se murmuraient des choses a l’oreille. Un des gardes qui était avec nous l’a précisé au Maître, qui s’est de suite mis à s’inquiéter.
Rosée n’existe plus…
Monsieur vit un rêve…
Le manoir est silencieux…
Je suis fatiguée…
Bonne nuit mon journal.

___________________________________________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adie
Noeuf
Noeuf


Féminin
Nombre de messages : 4
Age : 103
Classe : Petit chien de compagnie de Maîtresse Denna
Date d'inscription : 24/11/2008

MessageSujet: Re: Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)   Lun 24 Nov - 15:58

Le 03/03/1620

Cher journal,

Aujourd’hui c’est mon anniversaire.
Personne à part moi et toi ne le sais au château.
Comme cadeau, j’ai eu la fureur de Monsieur.
Les villageois qui nous avaient vu au marché avaient reconnue Rosée et venaient pour savoir ce qu’elle était devenue ainsi que ses parents.
Ils sont tous morts criblés de flèches par les archers crâ au service de Monsieur qui en a eu marre.
Monsieur redevient l’ancien lui… Le tueur froid et qui demande toujours plus de sang.
Ils sont allés à la chasse, comme souvent, et Monsieur a pu se défouler.
Soulagement pour tous, il est allé se reposer, et personne n’est venu demander les corps des villageois morts.
Je dois retourner en cuisine préparer le dîner.
A plus tard.

Je ne comprends pas se qu’il se passe…
Deux autres horloges se mettent à faire comme celle de la salle à manger quand Monsieur entre dans la pièce.
D’ailleurs, ça commence à vraiment énerver Monsieur.
Je dois encore allé chercher l’horloger demain…
Bonne nuit mon journal.
___________________________________________________________________________

Le 08/03/1620

Cher journal,

Hormis les taches quotidiennes, il y est arrivé un malheur aujourd’hui.
Monsieur et Rosée sont partis chasser comme à l’accoutumé, mais il y a eu un accident.
Rosée sait manier que les dagues à la perfection, et s’en sert donc pour chasser, mais aujourd’hui, une de ses dagues s’est plantée dans la jambe de Monsieur.
Habitué à supporter la douleur, il l’a arraché et est rentré avec Rosée pour se faire recoudre.
Après ça, il est parti avec elle dans la chambre rouge.
On a pu entendre des cris et des coups contre les murs.
Quand Monsieur est ressorti, il avait ses vêtements et ses mains recouvert de sang. Il m’a appelé et m’a dit de faire mon travail en me faisant un signe en direction de la chambre.
Rosée était étendue sur le sol.
Ses vêtements étaient lacérés, tout comme son corps.
J’ai du la nettoyer et la soigner.
Elle souffrait énormément, et pour la première fois, physiquement. On a du la recoudre à 15 endroits différents, le reste étant plus des contusions.
Quand à Monsieur, il était dans une rage folle.
Il n’arrêtait pas de marmonner qu’il aurait dû être plus ferme depuis le début.
Et ces maudites pendules qui ne font que l’énerver encore plus, si seulement elles pouvaient s’arrêter avant que ça ne le fasse devenir encore plus violent…
L’horloger passe demain dans l’après midi, mais je n’ai pas un grand espoir, vu que la dernière fois, rien n’y avait fait…
Enfin bon, je vais me coucher, je sens que la journée va être longue demain…
___________________________________________________________________________

Le 10/03/1620

Cher journal,

Une heure et des poussières du matin…
Je savais bien que la journée serait longue…
Je me suis levée à l’aube, et comme d’habitude, le manoir était silencieux.
Je suis descendu faire le marché avec deux aides-cuisiniers. Quand nous sommes rentrés, le manoir s’affairait déjà en cuisine; Monsieur était levé et me demandait.
Il avait besoin de moi pour deux raisons: la première, était pour que j’aille chercher l’horloger pour qu’il vienne immédiatement, «sous peine de subir sa colère» et la deuxième, pour me dire qu’il allait partir, dès que possible, 6 à 9 mois avec la petite pour l’entraîner à la survie. J’ai pour ordre de tout tenir près pour un départ sur-le-champ, que ce soit ce soir ou dans plusieurs mois.
Je suis allée donner mes ordres pour que des bagages soient près en cas de départ précipité et je suis descendue chercher l’horloger, à 6 heures du matin…
Bien sur ce dernier dormait encore quand je suis arrivée.
Il commence vers 9 heures…
Je lui ai expliqué que Monsieur était de mauvaise humeur et qu’il valait mieux pour lui qu’il vienne.
Nous étions de retour au manoir vers 7 heures.
Nous avons mis les pendules dans un petit salon afin qu’il regarde. Bien sur, tout allait bien. Mais Monsieur est entré dans la pièce pour me dire de venir avec lui, et les pendules se sont emballées. Elles se sont mises à tourner à l’envers.
Nous avons laissé l’horloger abasourdis avec deux gardes dans le salon pour qu’il les examine à nouveau .
Monsieur m’a mené à son bureau et m’a demandé de m’asseoir en face de lui.
Il m’a expliqué pendant deux heures comment fonctionnerai son manoir sans lui.
Je donnerai les ordres et m’occuperai de tout.
J’aurai plein pouvoir sur tous les gens de la maison.
Je devrai aussi tenir près le manoir pour leur retour, sans oublier de m’occuper du père de la petite et de payer le médecin qui passe le voir.
Si le père venait a mourir, je « prendrai sa place » m’a t’il dit…
Un des esclaves est venu nous dire que les bagages étaient près et que l’horloger était parti en disant que tout ce qu’il y avait à faire était de les garder loin de Monsieur ou de s’en débarrasser…
J’ai ensuite eu l’ordre d’allé réveiller Rosée et de vérifier l’ état de ses blessures.
Elle dormait d’un sommeil agité et en respirant difficilement lorsque je suis entrée.
Après l’avoir réveillé, nous sommes allées dans la salle de bain .
Pendant que je vérifiait ses blessures, elle m’a enfin parlé:
« Je ne l’ai pas fait exprès Adie, je te le jure. J’ai eu un vertige quand je l’ai lancé. »
Elle a ensuite éclaté en sanglot dans mes bras. L’enfant effrayé qu’elle est a refait surface. Sa voix était lasse mais toujours aussi belle…
Et là, mon journal, quand j’ai voulut parler avec elle, elle m’a à nouveau regardé avec un air froid et impassible et elle s’est évanouie!!
La pauvre petite était en fait brûlante de fièvre…
J’ai courut chercher Monsieur et lui ai dit ce que se passait.
Un léger signe d’inquiétude est apparut son visage puis il m’a dit d’allé chercher le médecin qui s’occupait de son père pendant que lui s’occupait de mettre la petite au lit.
Diagnostic du médecin : « tout va bien, ce n’est qu’un gros coup de froid, la prochaine fois suivez mes conseils quand je vous dit de ne pas allé chasser sous la pluie avec une gamine de cet âge. »
Monsieur l’a dévisagé puis est sorti en me disant de m’occuper de Rosée.
J’ai donc passé ma journée à lui mettre des linges mouillés sur la tête, la faire boire, lui donner ses médicaments, etc.
Elle s’est endormie il y a à peu près une heure.
Je suis descendue manger et puis me voilà…
Comme tu peux le voir, rude journée.
D’ailleurs je vais te laisser.
Bonne nuit journal.
___________________________________________________________________________

Le 11/03/1620

Cher journal,

Aujourd’hui j’ai pu dire à Monsieur ce que Rosée m’avait dit dans la salle de bain.
Il est allé dans la chambre de la petite et a parlé avec elle.
En ressortant, il m’a dit que ce qui c’était passé n’était pas grave, que ça fera une leçon au cas où elle déciderai un jour de désobéir.
La fièvre de Rosée a encore augmentée en début d’après-midi, et elle a commencé à délirer.
Elle redevient par moment la petite Rosée du départ.
Monsieur s’en inquiète d’ailleurs.
La Rosée de départ est sensée avoir été "brisée".
Monsieur est ensuite allé dans son bureau réfléchir.
Je ne l’ai pas revu de la journée.
Rosée, quant à elle, est toujours brûlante de fièvre mais ses blessures vont bien.
On la surveille de près.
La journée s’est donc déroulée normalement, avec les tâches quotidiennes à remplir.
Je vais aller faire un tour dans les jardins et me coucher.
A plus tard.
___________________________________________________________________________

Le 13/03/1620

Cher journal,

Rien à signaler pour ces deux derniers jours.
Monsieur semble réfléchir à longueur de temps à je ne sais quoi, Rosée se rétablie lentement, ses blessures cicatrisent correctement, et depuis que les trois horloges ont étés mises dans le grenier, rien d’inhabituel ne s’est produit.
Ce calme fait du bien à tout le monde.
J’espère que ça va continuer et que tout va mieux aller pour la petite…
Mais est-ce possible ? Connaissant Monsieur, je ne pense pas…
Mais que faire ici sinon espérer…
Je suis lasse de ces histoires.
Bonne nuit mon journal.
___________________________________________________________________________

Le 16/03/1620

Cher journal,

Tout s’est passé calmement jusqu'à aujourd’hui.
Rosée s’est enfin levée de son lit et se remet à s’entraîner tout doucement.
Monsieur quant à lui m’a convoqué pour m’annoncer une nouvelle.
« Voilà pourquoi Rosée existe encore. Elle a tout de différent, mais il lui reste un détail qui appartient à l’ancienne Rosée. Et lequel Adie ? » M’a t’il demandé.
J’ai cherché pendant une bonne dizaine de minutes sous le regard appuyé de Monsieur sans trouver.
Ses cheveux sont maintenant long et blond, ses yeux d’un bleu profond, sa voix toujours aussi belle mais différente de celle du départ, sa peau est encore plus pâle qu’a son arrivée, sa démarche est celle d’une femme, son éducation aussi…
Je lui ai donc jeté un regard interrogateur et il m’a répondu, sur un ton pervers et avec un sourire méchant « les ailes bien sur !! »
Comment peut-on être aussi horrible et n’avoir aucun remords ? Monsieur a donc décidé de lui couper les ailes, afin de « tuer à jamais la petite Rosée. »
Il va aussi en faire officiellement sa fille dès son prochain anniversaire.
Comment les Dieux peuvent-ils laisser faire ça ? Une fois de plus, j’ai essayé de le raisonner, mais il m’a dit que si je continuai, il me punirait pour rébellion…
Je ne sais pas quoi faire pour aider la petite…
Surtout que Monsieur me fait à nouveau surveiller…
J’ai vraiment peur pour la petite, mais pour nous tous aussi, qui vivons ici…
Qu’est ce qu’il va se passer, maintenant que Monsieur devient de plus en plus impulsif et cruel ?
Seul l’avenir nous le dira…
Bonne nuit cher journal.
___________________________________________________________________________

Le 17/03/1620

Cher journal,

Ça y est…
Monsieur a fixé une date.
J’ai dû aller acheter des linges et des compresses.
Demain, Monsieur coupera les ailes de la petite.
Il n’a pas voulut m’écouter et le faire, au moins, avec un médecin.
Il veut être seul dans la pièce avec la petite.
Il va le faire dans la salle de torture dont il se servait avant pendant la guerre.
Nous avons commencé à la nettoyer, et demain, nous allons la désinfecter.
C’est le seul conseil que Monsieur a bien voulu écouter.
Je ne fais que pleurer en pensant au sort de la petite demain.
Bien sur, elle n’est au courant de rien, et nous sommes dans l’interdiction de lui parler jusqu'à ce que ce soit fini.
Monsieur a peur que nous l‘angoissions.
Il faut que « l’effet de surprise soit total afin d’être sur de la libérer de l’ancienne Rosée. »
Demain, nous devrons tous être prêt à nous occuper de Rosée quand il aura fini. Le médecin devra être là aussi.
Dès qu’elle sera remise, il partira avec elle pour finir son éducation sur les armes, la survie et la torture.
Ils vont passer 6 à 9 mois dans une foret à des lieus de toute civilisation.
A son retour, il en fera sa fille.
Je ne sais pas si vous lisez mon journal Monsieur, malgré le cadenas, mais si vous lisez ces lignes, sachez que vous êtes un monstre.
Bonne nuit mon journal.
J’ai besoin de prendre l’air et de me préparer au pire pour demain.
___________________________________________________________________________

Le 18/04/1620

Cher journal,

Un mois.
Un mois que Rosée n’a plus ses ailes.
Un mois que nous étions constamment à son chevet, le médecin, des serviteurs, des femmes de chambre, et moi.
Un mois d’horreur pour tous et de souffrance pour Rosée.
Dieux qui nous observez, comment acceptez-vous cela ?
Monsieur a tout fait comme une cérémonie.
Il lui a fait faire des ablutions et l’a revêtue d’un robe longue et blanche.
Il l’a ensuite porté dans ses bras jusqu'à la salle.
Nous devions attendre derrière la porte pour ne pas les déranger, mais nous avons tout entendu.
La petite a dû voir les instruments de torture mis dans un coin de la pièce et a demandé ce qu’il se passait.
Monsieur lui a répondu de ne pas s’inquiéter des instruments, que ce n’était pas pour elle tant qu’elle était sage. Il lui a expliqué que, pour qu’elle devienne sa fille, elle ne pouvait pas garder ses ailes.
Elle a dit qu’elle ne voulait pas devenir sa fille, qu’elle avait déjà des parents.
Mais elle a de suite compris ce qui allait se passer et a essayé de s’enfuir.
Monsieur avait fermé la porte à clef et la gardait sur lui.
Nous l’avons entendu appeler à l’aide de l’autre coté de la porte.
Monsieur nous avait bien précisé de ne pas répondre ou parler, peu importe ce qui se passerait.
Nous avons tous fondu en larme, silencieusement.
Certains sont remontés car ils étaient malade.
Monsieur est venu vers elle en lui parlant calmement, lui disant que tout se passerai bien.
Nous entendions la petite courir pour lui échapper.
A la fin Monsieur c’est énervé et a réussit à la récupérer.
Il semblerai qu’il l’ai attaché contre le pilier central, le dos tourné vers lui.
Elle l'a supplié pour qu'il ne fasse rien, lui disant qu'elle serait sage et obéissante.
Monsieur lui a dit que c'était sur qu'elle serait sage et obéissante mais qu'elle aurait quand même "ces horribles ailes en moins".
Il lui a donc coupé les ailes au ras du dos. Il semble qu’il a ensuite posé une torche ou quelque chose de brûlant sur les plaies afin de les cautériser.
Les hurlements de douleur et de désespoir n’ont pas cessés pendant plus d’une heure, après laquelle la petite s’est évanouie de douleur.
Monsieur était furieux qu’elle ne supporte pas la douleur jusqu’au bout.
Mais nous avons insisté en tapant à la porte pour qu’il nous laisse la remonter dans sa chambre et la soigner.
Ça nous a valut un mois de corvées supplémentaires, à mes p’tits gars qui étaient là pour m’aider, cent coup de fouet et moi je n’ai pas eu le droit de t’approcher pendant un mois.
Il sait que pour moi écrire est important.
Elle a maintenant deux énormes cicatrices verticales dans le dos.
Moi qui avais espéré qu’à 70 ans je pourrai vivre une retraite tranquille dans une maison à la campagne, me voilà à 78 ans chez un fou…
Ceux qui ont vécu cette horreur, excepté Monsieur bien sur, n’arrivent pas à dormir. Heureusement, le médecin nous a passé des herbes pour nous aider.
J’en sens d’ailleurs les effets.
Je vais donc dormir.
Bonne nuit a toi.
Quant à la mienne, elle risque d’être mauvaise.
___________________________________________________________________________


Dernière édition par Adie le Mar 6 Jan - 15:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adie
Noeuf
Noeuf


Féminin
Nombre de messages : 4
Age : 103
Classe : Petit chien de compagnie de Maîtresse Denna
Date d'inscription : 24/11/2008

MessageSujet: Re: Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)   Lun 24 Nov - 19:01

Le 19/04/1620

Cher journal,

Comme prévu, ma nuit a été tourmentée, à l’inverse de Monsieur qui a très bien dormi et qui était en pleine forme.
Il était tellement de bonne humeur qu’il est allé en ville.
Tout le monde à pu souffler pendant quelques heures…
Quand il est revenu, il m’a prévenu qu’il partirait dans une semaine avec la petite.
En parlant de Rosée, c’est un corps vidé de vie et qui répond aux ordres de Monsieur comme un automate.
A part ses cheveux et sa voix dignes d’une magnifique éniripsa, plus rien ne laisse penser à Rosée lorsqu’on la regarde.
Monsieur lui cherche un nom d’ailleurs.
Il m’a dit hésiter entre plusieurs mais n’a pas voulut me dire lesquels.
Je n’ai pas insister.
Je te l’avoue, je suis lasse de tout ça.
Je me sens vidée de toute énergie, et ne sait pas quoi faire pour la petite.
En plus, Monsieur ne me fait plus surveiller, pour « me montrer que je ne peux plus rien faire » comme il dit.
Toute cette histoire me désespère.
Et le père qui est toujours dans les oubliettes…
Monsieur se remet à lui apprendre à manier un fouet.
Elle est très agile, mais la question est de savoir si c’est une bonne chose ou non…
Personnellement je ne pense pas.
Entre les dagues, le fouet, et l ‘épée qu’elle apprendra à manier lorsqu’ils partiront chez un de ses amis, elle va sûrement être autant, voir plus, à craindre que lui.
Mais bon, une fois de plus je ne peux qu’espérer que ça ne se produise pas.
Je dois préparer le dîner de Monsieur donc je te laisse.
Surtout que dernièrement, il aime m’avoir à ses cotés pour me parler de ce que je pourrai faire ou pas au personnel lorsqu’il sera absent.
Il sait que ça me dégoûte mais depuis que nous avons insisté lorsqu’il lui a coupé les ailes, il nous puni de notre acte en étant le plus désagréable possible.
J’y vais donc.
A plus tard.
___________________________________________________________________________

Le 21/04/1620

Cher journal,

Rien de nouveau au manoir.
Monsieur est toujours aussi désagréable, Rosée semble bien avoir entièrement disparu et est devenue très obéissante.
Mes petits gars et les femmes de chambres qui m’ont aidés pour Rosée sont tous aussi mal que moi.
Nous avons essayé de trouver ensemble un moyen d’aider la petite, en vain.
Mon journal, t’écrire me fait beaucoup de bien, mais j’aimerai tant que quelqu’un réponde ou me parle suite à ce que je raconte.
Bien sur tu n’y ai pour rien, mais si seulement tu étais doté de la parole…
Je vais essayer de parler au médecin demain matin.
Monsieur va partir chasser avec Rosée, j’en profiterai donc quand il viendra pour le père de la petite.
Enfin bon…
Je te dirai ça demain.
Bonne nuit mon ami.
___________________________________________________________________________

Le 22/04/1620

Cher journal,

J’ai parlé au médecin, comme prévu, mais il m’a envoyé baladé.
Mes petits gras en cuisine m’ont dit que Monsieur le payait pour qu’il refuse de nous adresser la parole depuis le début.
Mon seul espoir d’aide s’envole.
Aller en ville pour chercher quelqu’un à qui en parler serait suicidaire…
Je vais donc faire comme tout le monde et attendre.
Quand il l’enverra dans le temple Sacrieur, j’espère que tout ira mieux pour elle, mais sachant que c’est un ami de Monsieur, je ne suis pas trop enthousiaste…
Sinon, ils partent dans 3 jours pour 9 mois.
Les derniers préparatifs sont en cours.
Je vais devoir m’occuper du manoir en plus de mes autres taches.
Mais ça va nous permettre de souffler aussi.
La seule chose que tout le monde appréhende, c’est qu’il leur arrive un malheur pendant qu’ils seront partis, ou que le village en profite pour essayer de récupérer ce qu’il leur a pris.
Seul l’avenir nous le dira.
A demain cher journal.
___________________________________________________________________________

Le 23/04/1620

Cher journal,

Aujourd’hui quelque chose d’original s’est produit .
Toutes les horloges et pendules du château, même celles qu’on avait cachés de Monsieur, se sont mise à sonner, sans arrêt, dès 7 heures du matin.
Ce vacarme a réveillé Monsieur qui est allé chercher lui-même l’horloger.
Le pauvre Xelor est arrivé en pyjama, tiré par le col par Monsieur.
Quand il a entendu ce qui se passait, il a été incapable de donner une quelconque solution, ce qui n’a fait qu’énerver plus Monsieur.
Le vieil horloger était mort de peur devant les menaces mais n'est pas parvenu à trouver une solution.
D’un seul coup, Monsieur s’est arrêté de crier contre le Xelor et à ordonné que tout le monde rassemble dans la cour horloges, pendules et montres en tout genre, les détruise puis jète les débris dans le lac.
Le silence est revenu après que tout le monde ai exécuté l’ordre.
Le calme était plutôt effrayant, mais , au plus grand soulagement de tous, Monsieur était calmé.
L’horloger est reparti, sans un mot et effrayé de ne pas comprendre ce qui s’était passé.
J’ai même du jeter ma vieille montre que j’avais depuis toute petite…
Plus rien ne nous indique l’heure, sauf le cadran solaire en haut de l’entrée principale.
Mais par habitude je pense qu’il est à peu près 11h et quelque au moment où j’écris.
L’heure que j’aille me coucher d’ailleurs…
Bonne nuit.
___________________________________________________________________________

Le 24/04/1620

Cher journal,

Dernier jour de préparatif avant le départ.
Monsieur vient de mettre Rosée au courant de ce qui allait se passer.
Elle est restée impassible, Monsieur était aux anges.
Ils vont donc comme prévu passer 6 mois en forêt, afin de l’instruire à « l’art de la survie », puis 3 mois chez un de ses amis afin qu’il lui forge une épée et qu’elle apprenne à la manier.
Ensuite, il m’a pris à part et m’a fait répéter ce que je devais faire et ce que je pouvais faire pendant son absence.
Il m’a aussi dit que tout devrait être près pour leur retour le 26 javian.
Nous avons interdiction de faire entrer qui que ce soit dans le manoir.
Ce soir, je suis allée voir Rosée, afin de discuter un peu.
Monsieur était assis et parlait déjà avec elle quand je suis entrée.
Il m’a fait un de ses grands sourires pervers, puis il est sorti et parti dans son bureau.
J’ai essayé de parler avec elle, mais elle ne faisait que me regarder d’un air vide et désintéressé.
Je lui ai demandé de me répondre, ou au moins de me dire quelque chose mais rien n’est sorti de sa bouche.
Nous sommes restées dans un lourd silence pendant au moins une trentaines de minutes.
Je l’ai observée alors qu’elle se changeait pour se coucher.
Elle est grande pour son age.
Elle a neuf ans, et sont corps est déjà couvert de cicatrices.
Les deux cicatrices dues à ses ailes coupées, forment deux traits nacrés dans son dos.
Ses cheveux n’ont jamais étés coupés et lui arrivent maintenant en dessous des reins.
Ils sont d’un blond très clair. Il n’y a plus aucune trace de ses cheveux argentés.
Ses yeux sont bleu métallique. Les reflets rose qui y étaient ont aussi totalement disparu.
Rosée à disparu.
Je me suis alors levée, et j’ai regagné ma chambre. En sortant, j’ai senti son regard froid me fixer, j’en ai encore des frissons.
J’ai bien peur qu’il n’y ai plus rien à sauver chez cette pauvre petite…
Tout ça pour ça…
Je me demande ce que Monsieur va faire du père en bas.
Il m’a encore dit de veiller sur lui comme sur la prunelle de mes yeux.
Monsieur tape à ma porte, je te laisse.

Monsieur est venu me dire au revoir et m’a dit que j’étais la seule en qui il avait assez confiance pour s’occuper du manoir. Comme il l’a dit, depuis 56 ans que je suis à son service, j’ai été la seule qui ne lui a jamais créé d’ennuis…
Il a rajouté à la fin « même si tu en as déjà eu l’intention ».
Il m’a aussi dit de continuer d’écrire mon journal, qu’il puisse le lire en rentrant pour savoir ce qui s’est passé.
C’était donc bien ce que je pensait…
Il lit bien mon journal…
Et je suppose que vous avez bien rit tout au long de ces années, Monsieur…
Et voilà pourquoi vous saviez que je voulais sortir la petite de là…
Voilà mon journal…
Ou plutôt, « notre » journal, vu que nous sommes deux à l’utiliser…
Cependant, bonne nuit.
___________________________________________________________________________

Le 25/04/1620

Cher journal,

Aujourd’hui, le départ.
Tout le manoir était sans dessus dessous.
Ils sont partis vers neuf heures.
Il s’est encore passé quelque chose de bizarre.
Rosée et moi attendions Monsieur dehors, quand on a entendu un étrange craquement.
Monsieur est alors sorti du manoir.
L’énorme cadran solaire est alors tombé, et s’est écrasé à quelques centikamètre de Monsieur.
Il s’est alors énervé et s’est mis a insulter le Dieu Xelor qui s’acharnait apparemment sur lui depuis quelques temps.
Hormis ce détail, tout s'est bien passé.
Ils sont partis, et le manoir est redevenu silencieux.
Tous le personnel du manoir était dans la cour devant le manoir et les regardait s’éloigner.
Puis tout le monde est rentré et a attendu dans le hall.
Ils ne savaient plus quoi faire maintenant que Monsieur était parti.
J’ai alors fait un petit briefing de ce qui était autorisé ou non.
Tout le monde m’a applaudit.
J’ai aussi fait dresser la table pour que tout le monde puisse manger à sa faim ce soir , et dans le grand salon, oui Monsieur.
Tout le monde est ravi.
Ce soir, je pense que tout le monde va enfin dormir en étant sur de ne pas être dérangé.
Neuf mois de calme et de vacance, dans un manoir.
Si ce n’avait pas été celui ci, rempli de mauvais souvenir, on aurait pu prendre ça pour des vacances…
Mais ce n’est pas le cas.
La souffrance imprègne les murs.
Ne pas oublier le médecin pour le père de la petite surtout…
On ne peut donc rien faire d’autre qu’attendre, une fois de plus.
J’ai peur de ne rien avoir d’intéressant à te raconter ces prochains mois, mais bon, je préfère ça plutôt que de te parler de l’agonie d’une petite de sept ans.
A demain donc.
Bonne nuit.
___________________________________________________________________________



Dernière édition par Adie le Lun 24 Nov - 21:08, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adie
Noeuf
Noeuf


Féminin
Nombre de messages : 4
Age : 103
Classe : Petit chien de compagnie de Maîtresse Denna
Date d'inscription : 24/11/2008

MessageSujet: Re: Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)   Lun 24 Nov - 20:17

(Note de Lagotar: Un nouveau passage du journal a ici été retiré. Adie ayant été, durant 9 mois, séparée de la jeune fille partie en entrainement, le journal ne relate alors que la vie quotidienne du manoir. Sans rapport avec le passé de Maîtresse Denna. Le journal reprendre donc neuf mois plus tard.)

Le 26/01/1621

Cher journal,


(copie en cours)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Maîtresse Denna: Journal intime de sa servante (en cours.)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Livre "Le journal intime du fantôme de l'opéra"
» [Cathrine, Arnaud] Le journal intime de Benjamin Lorca
» LE JOURNAL INTIME DE SALLY MARA
» LE JOURNAL INTIME D'UN ARBRE de Didier Van Cauwelaert
» Journal intime d'une blonde... après le permis

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ordre du Dragon D'Argent :: Hall public :: Bibliothèque-
Sauter vers:  

Wakfu est un MMORPG édité par Ankama.
" L'Ordre du Dragon d'Argent " est un site non-officiel sans aucun lien avec Ankama.

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Signaler un abus | Forum gratuit