L'Ordre du Dragon D'Argent

Pour Tiamat, dernier dragon; en ce nom, nous vaincrons !!
 
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 Soseki Clamay , une vie au combat

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Soseki
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MessageSujet: Soseki Clamay , une vie au combat   Mar 12 Aoû - 3:15

Soseki Clamay , une vie au combat


Avez vous un but dans votre vie ?
Avez-vous quelque chose à faire absolument avant de mourir ?
Pensez-vous que tout pourrait changer au cours d'une seule et unique bataille ?
Voici mon histoire, vous comprendrez alors comment j'ai pu répondre a ces trois questions.




Chapitre un



Epée de bois, bâton d'acier



Le crépuscule étendait son voile rougeoyant sur l'herbe verte, et un vent frais soufflait autour du temple Sadida. Un jeune garçon jouait avec une épée de bois, à transpercer les buissons épineux, sous l'oeil attentif d'une belle disciple Sadida à l'épaisse crinière couleur d'émeraude.
"Regarde, m'man !! Comme dans du bwork !! Tchac !!"
Tandis que le jeune garçon faisait virevolter son épée de bois entre ses doigts, un grand sadida à la toison d'un noir d'ébène, couverte de médailles et de rubans, s'approcha. Il s'immobilisa près de sa femme, bras croisé, et contempla d'un air sévère, leur fils qui bondissait en tous sens. Soudain, d'un seul geste, l'homme se saisit du bâton d'acier qu'il portait dans son dos, et fit sauter l'épée de bois des mains de son fils. Il rangea son bâton, et rattrapa l'épée.
"SOSEKI !! Jamais un membre de la famille Clamay ne se battra à l'épée." Il brisa le jouet d'une seule main avant et répéta: "Jamais."
Le jeune disciple regarda tristement les deux morceaux de son épée, entre les mains de son père, dissimulant une larme qui lui aurait probablement valu une violente réprimande. Sans ajouter un mot, le Sadida aux poils noirs fit volte-face et s'éloigna, tandis que la mère du jeune Soseki prenait son fils dans les bras pour le consoler.
"Pourquoi il a fait ça, papa ? Pourquoi il a cassé mon épée ?
- Tu connais ton père, Soseki; les batailles sont toute sa vie, et il les a toujours gagnées avec son bâton.
- Mais pourquoi il veut pas m'apprendre alors ? Je suis fort moi aussi, je veux me battre comme il fait.
- Tu es trop jeune Soseki. La guerre n'est pas faite pour les petits garçons. Ni pour qui que ce soit d'ailleurs, ajouta-t-elle à mi-voix.
- Quand je serais grand, j'irais à la guerre moi aussi !! Et je battrais tous les méchants avec mon bâton, comme papa !!"

La mère de Soseki esquissa un sourire triste, et serra son fils contre elle.
"M'man... Les câlins, c'est pour les bébés !"




Chapitre deux




Général Clamay




Les bâtons s'entrechoquaient à toute vitesse. Les deux disciples de sadida bondissaient d'un bout à l'autre de la pièce, chacun parant les coups de l'autre.
"Si c'est ça ta garde, peluche, tu es mort d'avance !! Plus haute la main droite !! Tiens, regarde !!"
En une fraction de seconde, le jeune Soseki était au sol, son père pointant l'extrémité de son bâton sur la gorge du jeune sadida.
"Au combat, tu n'aurais pas eu le temps de réaliser que tu tombais. Si tu ne te bat pas mieux que ça demain, alors ta première bataille sera aussi ta dernière. Debout !! On reprend !!"
Sans dire mot, Soseki se releva, et se mit en garde. L'envoi fut donné par son père, qui fit tournoyer son bâton de métal au-dessus de sa tête, pour l'abattre durement vers le flanc de son fils, qui para le coup de justesse. Mettant à profit l'élan du coup précédent, son père retourna son bâton de sorte qu'il vienne surprendre l'autre flanc. Ayant l'habitude d'une telle manoeuvre, le fils fit échouer la manoeuvre - pourtant habile - de son père. Se faisant, il bloqua le bâton d'acier, et usant du sien comme d'un levier, parvint à désarmer son père. Le combat se poursuivit néanmoins, le père bloquant les assauts du fils à l'aide de ses avant-bras. De profondes plaies s'ouvraient à chaque coup porté sur la chair, mais rien n'aurait su empêcher le Général Clamay de récupérer son arme. Vif comme l'éclair, le sadida grisonnant saisit le bâton de métal à pleine main, qui rendit un craquement sourd sous l'impact. Poussant un cri bestial, le père souleva son fils grâce au bâton, et d'un rapide mouvement circulaire, l'envoya voler contre le mur.

Le sadida médaillé rangea calmement son bâton dans son dos, et lança un regard assassin à son fils.
"Je t'interdis de toucher à ce m... bâton !!
- Parce que tu crois qu'au combat, l'ennemi s'en privera ?"

Le coup fut porté si vite qu'il eût été impossible de le voir sans qu'un Xelor ne ralentisse l'action. Une profonde balafre marquait la joue de Soseki, du sang coulant sur les poils.
"Ne répond pas à ton père !!
- A vos ordres... Général..."


Dernière édition par Soseki le Mar 12 Aoû - 3:34, édité 3 fois
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Soseki
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MessageSujet: Re: Soseki Clamay , une vie au combat   Mar 12 Aoû - 3:28

Chapitre trois




Du père au fils


Le combat durait depuis trois jours, les forces des dernières sentinelles, commandées par le général Clamay, étaient encerclées sans aucune retraite possible. Les renforts n'arrivaient pas, et les assauts réguliers du Culte d'Ogrest épuisait peu à peu la résistance des hommes du Sadida. La centaine de soldats étaient regroupés dans une grange, attendant dans l'angoisse le venue d'improbables renforts, ou d'un inévitable nouvel assaut. Affamés, les soldats en étaient réduit à chasser les sousouris de la grange pour se nourrir. La nuit était tombée depuis deux heures. Dans un coin de la grange, Soseki discutait avec deux des gars de son bataillon avec qui il avait sympathisé, et le sergent d'une unité dont il ne restait plus rien d'autre qu'un étendard en lambeaux. Pour détendre l'atmosphère, Soseki avait fabriqué de petites poupées rembourrées de foin, qu'il s'amusait à ensorceler pour les faire marcher, courir ou danser. Le temps ne passait pas plus vite, mais il était plus supportable. Chacun savait qu'à cent contre mille, le prochain assaut serait le dernier. Et lorsque l'alerte fut sonnée d'un coup de clairon, c'est la mort dans l'âme, mais bien décidé à vendre chèrement leur peau, que les soldats prirent les armes.

L'affrontement à mort est si étrange. Un instant, une armée charge dans votre direction; l'instant d'après, tout n'est plus qu'ombres et poussières. Dans cet enfer de sang et de souffrances, Soseki tirait son épingle du jeu. Le fils du général Clamay tenait du talent de son père. Un seul geste de son bâton pouvait faucher trois vies, sans remord ni état d'âme. Le sadida balafré s'était construit une certaine réputation dans les rangs ennemis. Sa tête plantée sur le bâton du général Clamay aurait valu à celui qui la portait, la plus haute distinction militaire du Culte d'Ogrest. Soseki semait la mort dans les rangs du Culte, lorsque soudain, un coup bien porté lui entailla le jambe. Un Ecaflip au poil sombre s'approcha de lui, et posa sa lame sur la gorge de Soseki. Dans le boucan de la bataille, il entendit distinctement les paroles de son adversaire qui affichait un sourire carnassier:
"Ta tête me vaudra au moins le grade de ton paternel, la balafre !! Hehe... ERKS !!"
Les yeux de l'Ecaflip s'écarquillèrent, et un filet de sang s'écoula de sa bouche. Une main puissante saisit l'Ecaflip, et le visage du Général Clamay apparut au-dessus de son épaule:
"Sauf que son paternel n'est pas devenu général en papotant avec l'ennemi, sac à puce."
D'un geste appuyé, le bâton du général Clamay s'enfonça davantage dans le dos de l'Ecaflip qui rendit son dernier soupir. Soseki regarda son père, qui lui souri en retour: "Plus haute, la main droite !!"
L'échange fut bref, et père et fils affrontèrent leurs adversaires côte à côte. Les deux bâtons frappaient dans une harmonie parfaite, ne laissant nul répit à leurs adversaires. Finalement, les rangs adverses s'ouvrirent, pour laisser le passage à un Iop énorme, vêtu d'un tabard rouge sang marqué d'une croix noire. Sur son poitrail, brillaient une demi-douzaine de médaille de sinistre réputation: Le crâne d'argent, l'étoile d'obsidienne, et l'insigne de général du Culte d'Ogrest. Nul mot ne fut prononcé, mais le défi était clair: le père et le fils contre le chef de l'armée ennemie.

Le général Clamay s'élança, et son bâton s'abattit violemment sur sa cible dans un puissant bruit métallique. Le Iop n'avait pas esquissé le moindre mouvement de recul, et le bâton n'avait même pas rayé l'armure. Le rire du général ennemi s'éleva, tandis qu'il infligeait un violent coup d'épée au général Clamay qui s'effondra au sol sans avoir le temps de penser à riposter. Soseki désarma le Iop, et se jeta à genoux près de son père qui sourit avec peine.

"Tu... vois... ? Plus... haute... la main... droite...
- PAPA !! Relève-toi !! Vite !!
- Un bon... général... ne tourne pas... le dos... à... son adversaire..."

Le rire guttural du Iop s'éleva de nouveau tandis qu'il armait son bras pour frapper le fils. Soseki fit volte-face, les yeux noyés de larmes, brandissant le bâton de son père, et transperça la main de son adversaire de part en part, lui arrachant un hurlement de douleur et de rage. Derrière son heaume, les yeux du Iop étaient injectés de sang. Ramassant de nouveau sa lame, sa main ruisselant de sang, il frappa frénétiquement le jeune sadida, qui parait les assauts incessants. Soseki devint alors plus offensif, forçant son adversaire à reculer, et reculer encore, et encore, et encore, jusqu'à ce qu'il trébuche et tombe. Soseki appuya son pied sur la lame du Iop, et leva le bâton d'acier. Lorsqu'il l'abattit, avec toute la force de son désespoir, l'armure vola en éclat, et l'extrémité pointue du bâton s'enfonça profondément dans le coeur du Iop; presque aussitôt, un clairon familier retentit. Tandis que tous les soldats du Culte d'Ogrest chargeaient en direction de ses renforts inespérés, le jeune sadida, abandonné à son sort, perdit conscience.

Trois jours plus tard, Soseki s'éveilla dans l'une des casernes des Dernières Sentinelles. Le bâton de son père était appuyé contre le mur de la chambre; il s'en saisit, le coeur étreint par l'émotion en réalisant qu'il ne reverrait jamais son père. En examinant le bâton de plus près, il s'aperçut d'un détail qu'il n'avait jamais remarqué jusqu'alors. Au milieu de l'arme, était inséré dans l'acier, un médaillon en argent orné d'un dragon. En exerçant une légère pression sur celui-ci, il tomba du bâton, entraînant dans sa chute un minuscule rouleau de parchemin, sur lequel était inscrit ces seuls mots: "Porteur du médaillon, entend l'appel du dragon".



Chapitre quatre




"Que les héritiers s'avancent"


"Soseki Clamay, pour vos dix ans de bons et loyaux services pour les Dernières Sentinelles, je vous décore de la médaille de Grand Or de l'Oeil de Corbac. Mes félicitations mon garçon !!"
La mère de Soseki, assise au premier rang, pleurait littéralement de joie. En seulement dix ans, Soseki avait reçu presque autant de médailles que sont défunt père, et était devenu le plus jeune des officiers généraux des Dernières Sentinelles. A ce rythme, dans quelques années, il serait sans doute promu général d'armé. Le jeune Sadida de vingt-sept ans à peine avait fier allure, et avait gagné le respect de ses subalternes comme de ses supérieurs. Il était courant que les plus hauts dignitaires de la faction viennent lui demander conseil, et il était reconnu comme le plus grand Maître d'arme dans l'art du maniement du bâton; tant et si bien que ces compagnons d'arme et ses élèves avaient pris l'habitude de l'appeler "Senseï", en dépit de son jeune âge. La remise des médailles se poursuivit jusqu'en fin d'après-midi, et un banquet fut donné en l'honneur des soldats décoré le jour même.
Entouré de ses compagnons, il racontait inlassablement le récit de sa première bataille, sans rien ajouter au récit qui aurait pu l'embellir. De ce triste jours, ils étaient cinq survivants; mais le temps avait passé, et aujourd'hui, ce récit était celui d'un éclatant renversement de situation. Au milieu des éclats de rire, des danses, de l'alcool et de l'euphorie générale, Soseki se sentit soudain pris de vertige. Assurant qu'il allait bien, il alla s'asseoir à l'écart de l'agitation pour récupérer. Le brouhaha semblait s'atténuer, tout devenait flou; comme s'il voyait et entendait au travers d'une épaisse masse d'eau. Bientôt, tout ne fut qu'un tourbillon de couleurs, le vacarme de a fête n'était plus qu'un vague bourdonnement presque inaudible, tandis qu'un long sifflement résonnait. C'est alors que se dessina une silhouette: un Xelor, assit près d'un feu de camp. Une aura de grandeur, de bienveillance et de sagesse émanait de cette vision. Devant le Xelor, une créature gigantesque aux écailles argentées parlait:
"Si tout se passe bien, les porteurs viendront d'eux-mêmes jusqu'à toi.".
Le Xelor s'éloignait en souriant, puis la vision changea. Une ville apparut, et un médaillon identique à celui qu'il avait trouvé sur le bâton de son père flottait au-dessus des toits bleus de la cité. Soseki sentait une force l'appeler, l'attirer vers ce Xelor. Il entendait toujours ce sifflement et neuf autres voix qui résonnaient tel un écho dans un rêve plus vrai que la réalité. Le médaillon autour de son cou le brûlait, et il s'éveilla en sursaut, en sueur, poussant un cri déchirant.
Il se retrouva dans la salle de réception, entouré de tous les convives, et de sa mère visiblement morte d'inquiétude. Il ne savait pas s'il avait seulement rêvé, ou si cette vision signifiait quelque chose, mais il avait le sentiment qu'il devait retrouver le Xelor qu'il avait vu. La cité aux toits bleus ne pouvait être qu'Astrub.
A la première heure, le lendemain, le général de division Soseki Clamay posait sa démission, et partait en quête de ce mystérieux Xelor.
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